L’art gnaoua, candidat au Patrimoine oral et immatériel de l’humanité de l’Unesco

Art ancestral, la musique gnaoua a été popularisée par le Festival d’Essaouira. Vibrer au son de la musique gnaoua est aussi mystique que populaire et ce ne sont pas les 300 000 personnes qui ont répondu présent en juin dernier qui diront le contraire !

Difficile de retracer avec précision l’origine du mot gnaoua, mais il semblerait qu’il est la même racine que les mots Guinée ou Ghana… ce qui pourrait signifier « pays des noirs » en langue amazigh. Une des grandes et des plus anciennes familles d’Essaouira a pour patronyme Guinea.

Le Festival gnaoua et des musiques du monde, à Essaouira, a été créé en 1997 pour promouvoir la culture des Gnaouas, des descendants d’anciens esclaves emmenés au Maghreb lors de la traite en Afrique subsaharienne du VIIIe au XIXe siècle, mais aussi pour mettre en valeur un lieu de fusions musicales, de rencontres, de dialogue, de tolérance et de paix. La décision attendue de l’Unesco d’inscrire ou pas la culture gnaoua au patrimoine oral et immatériel de l’humanité est prévue en décembre prochain, une ambition portée par l’association Yerma Gnaoua (« en avant les Gnaoua, en bambara du Mali et dialecte gnaoui), fondée par de grands mâalems gnaoua et Neila Tazi, la productrice du festival.

Source : Le Point, Francetvinfo

Comments are closed.